Christophe BLANCHET
Député de la 4ᵉ circonscription du Calvados

Cantons de : Cabourg-Dozulé, Deauville-Honfleur, Hérouville Saint-Clair (uniquement la commune de Colombelles), Lisieux (une partie sans la commune de Lisieux), Ouistreham (une partie), Pont-l'Evêque-Blangy-le-Château

Actualités de la circonscription

La journée des commémorations du 11 novembre est un moment important pour notre pays, un jour où nous devons tous faire preuve d’un devoir de mémoire pour tous nos soldats morts au combat mais aussi pour toutes les victimes de la guerre. Pour mes premières commémorations en tant que député, j’ai participé aux commémorations de la ville de Colombelles, de Cabourg et de Merville-Franceville Plage. Je tiens à saluer et remercier les Maires et les élu(e)s locaux pour leurs invitations et leurs présences. Je souhaite également féliciter les services des communes, les associations d’anciens combattants et les jeunes présents, pour leur organisation d’une grande qualité.

 

Vous pouvez retrouver ci-dessous mon discours à Colombelles.

 

« Mesdames, Messieurs,

Le 11 novembre 1918, à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne de front, mettant fin à une guerre que les Français dénommèrent aussitôt la « Grande Guerre ».

Au nom de la France, nous souhaitons apporter un Hommage particulier de la République à la mémoire de nos « poilus », combattants de la Grande Guerre, l’une des plus meurtrières de l’Histoire.

A la mémoire de l’Armistice, et de la paix retrouvée.

Cette Première Guerre Mondiale, celle qui devait être « la der des der », la France en supporta la charge la plus lourde. Ces quatre années auront amené des bouleversements comme rarement dans notre histoire.

Ainsi, rares ont été les communes de la patrie, jusqu’aux plus modestes des villages, qui n’ont pas connu de victimes de la Grande Guerre… Notre département, le Calvados ne fut pas épargné.

Tous les combattants de ce conflit ont désormais disparu.

Pour preuve du bilan terrifiant de cette guerre, nous avons presque tous une histoire qui se transmet dans la famille, et dans laquelle on apprend la mort au Champ d’Honneur d’un père ou d’un grand père.

C’est la raison qui nous réunit ici aujourd’hui, autour de notre monument aux morts dans cette commune de Colombelles.

Ce devoir de mémoire, c’est un devoir pour la municipalité. C’est un devoir pour tous les habitants de la commune, c’est un devoir pour la France et tous les Français.

En ce jour du 11 novembre 2017, nous sommes tous réunis pour commémorer la fin d’une guerre. Pour célébrer la paix. Une paix qui tardait à arriver, et qui prit forme avec la signature de l’Armistice, il y a exactement 99 ans…

En cette occasion nous rendons hommage aux combattants, qui n’auront pas survécu pour voir cette paix. 9 millions d’entre eux. Aux femmes et aux hommes victimes d’une guerre dont beaucoup avaient du mal à comprendre les raisons, mais pour lesquels ils ont néanmoins donné leur vie.

Pour les survivants de la Grande Guerre sonnait alors, l’heure de rentrer chez eux. Après avoir vécu un cauchemar continu pendant plus de 4 ans, après avoir connu l’enfer des tranchées et celui des batailles. L’enfer de la première guerre vraiment moderne. De la première guerre industrielle. D’une guerre peu économe en vies humaines…

Il y a 99 ans, en ce jour, pouvait commencer la démobilisation. Les « poilus » pouvaient retrouver leurs maisons et leurs familles. En comptant parmi eux plus de 20 millions de blessés, amputés, « gueules cassées », sans parler des séquelles psychologiques qu’une telle guerre peut laisser sur la conscience d’un Homme…

Le Maréchal Foch, signataire de l’armistice, a dit un jour : « Pensez à quelle hauteur doit s’élever le chef, pour être digne de commander de tels hommes. »

Après le 11 novembre 1918, les grandes puissances qui venaient de mettre ce monde en charpie, les hommes de pouvoir qui venaient de créer des champs de ruines, se sont mis à parler de paix.

« Plus jamais ça ! » ont-ils crié… Mais la mémoire des Hommes est courte, laissant à nouveau libre cours à leurs instincts meurtriers.

Oui, la mémoire des Hommes est courte. C’est pour cette raison, Ô combien essentielle et considérable, que la mémoire de ces évènements est un devoir. Que le souvenir et l’hommage qui est rendu envers les victimes de cette Grande Guerre, comme de toutes les guerres, qu’importent le camp et les origines, doivent être à la fois maintenus, reconnus et entretenus.

Rares sont les commémorations, régulières et officielles, ayant lieu dans chaque commune de France, et portant sur les hommes et les femmes qui ont œuvré pour la paix. Des commémorations qui entretiennent le souvenir d’évènements pacifiques, de réconciliation et de fraternité.

Il était important de rappeler cette histoire, notre histoire, elle nous lie avec le reste du monde.

Je tiens à saluer l’initiative de la Mairie de Colombelles, de son Maire et de ses habitants, qui avec ce Mémorial et ce jardin de la Paix tient notre promesse de devoir de mémoire et de promotion de la Paix et de la fraternité.

Je suis heureux de compter parmi nous aujourd’hui nos amis qui viennent de pays lointains mais proches dans nos idées. Hier nous avons partagé la guerre, aujourd’hui nous construisons un monde meilleur et nous nous battons pour la Paix.

Je tiens à saluer les élus, venus d’Allemagne, de Macédoine, et bien sur mon homologue Député du Niger. Merci de votre présence et de faire de ce moment un message universel de fraternité et de liberté.

Ce 11 novembre, jour de l’armistice, est un écho du passé pour honorer la mémoire de nos « poilus », mais aussi de tous ceux qui ont combattu quel que soit le coté de la tranchée, nous plaçons leur espoir de paix parmi nos plus grandes aspirations.

Dès la fin de la Grande Guerre, la date du 11 novembre s’imposa comme le symbole d’une France qui surmonta l’épreuve.

Le 11 novembre 1923, André Maginot pour la première fois raviva la flamme sous l’Arc de Triomphe, instituant une tradition qui perdure encore aujourd’hui.

Dans les heures sombres de notre histoire, cette date devint aussi un moment de ralliement et de fierté nationale. Le 11 novembre 1940, des lycéens et étudiants parisiens se réunirent place de l’Etoile, bravant les forces d’occupation.

Trois ans plus tard, le défilé d’Oyonnax, dans l’Ain, constitua un nouveau geste de défi face à l’oppresseur. Des résistants, en rangs serrés, déposèrent devant le monument aux morts de la ville une gerbe portant ces mots : « Les vainqueurs de demain à ceux de 14-18 ».

Le 11 novembre, c’est également pour nous l’occasion de célébrer et de remercier nos soldats d’aujourd’hui. Ceux qui, à travers le monde, défendent des valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité. Ils tentent de préserver la paix, protégeant les populations les plus fragiles de la barbarie. Ou libérant les populations du totalitarisme islamiste, au Mali par exemple. Comme nous-même avons été libérés. Et chaque année, notre armée paye au prix fort l’engagement de la France contre le terrorisme, celui du sang. Nous souhaitons rendre hommage à :

 

- l’Adjudant-Chef, Stéphane Grenier, 34 ans, né à Caen, papa d’une petite fille, TF Hydra /13ème RDP, commandement des opérations spéciales, tombé le 23 septembre, MORT POUR LA FRANCE.

- Le Caporal-chef Julien Barbé, 27 ans, membre des forces Serval / Barkhane, marié et père de deux enfants, tombé au Mali le 5 avril, MORT POUR LA FRANCE.

- Le chasseur de 1ère classe Albéric Riveta, 23 ans, tué lors d’un saut opérationnel nocturne, tombé le 18 juin 2017, MORT POUR LA FRANCE.

 

Nous voyons bien qu’à travers les conflits ou la crise migratoire, que nos pays, nos quatre pays sont et resteront liés, nous devons travailler ensemble pour lutter contre tous les obscurantismes, et toujours rester bienveillant avec ceux qui fuient la guerre, nous devons faire preuve d’humanisme.

La jeunesse est présente en cet après-midi du 11 novembre, c’était important, nous sommes dans la transmission de la mémoire et la célébration de la paix, c’est une belle journée, et ce Mémorial qui nous réunit doit lier toutes les générations entre elles, lier tous les peuples entre eux. La jeunesse compte sur nous pour léguer un monde en paix et tous nos espoirs reposent également sur elle, pour ne jamais oublier ceux qui sont tombés pour la liberté.

Aux hommes et aux femmes morts pour la France, à tous leurs compagnons d’armes, à nos frères qui ont combattu à nos côtés ou que nous avons combattu hier, à celles et ceux qui continuent de porter leur mémoire, à ceux qui continuent le combat pour la Paix, civils et militaires, la France exprime sa reconnaissance et sa fierté. Merci"

 


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